On dit tant de choses sur les pouvoirs extraordinaires des omégas 3 qu’il est souhaitable de faire le point en s’informant auprès de personnes compétentes, et notamment le Dr Catherine Solano.

De la maladie d’Alzheimer à certains cancers, en passant par les problèmes de poids et les maladies cardiovasculaires, l’immunité et la dépression, la tension et les rhumatismes et même la beauté de la peau, il semblerait que les omégas 3 n’aient que bienfaits à répandre.

Alors n’oubliez pas dans vos menus l’huile de colza, la plus riche en omégas 3, plus encore que l’huile d’olive, indispensable au fameux régime crétois, les poissons gras, les noix… (Lire la suite)

Les omégas 3 préviendraient la maladie d’Alzheimer

Les résultats de plusieurs études montrent que le DHA, acide de la famille des omégas 3, stimule, même en faible dose, la production de la protéine LR11, qui protège naturellement le cerveau. L’action du DHA est si décisive qu’on a également prouvé qu’il était capable de freiner la progression de la maladie d’Alzheimer chez les souris. Ces résultats donnent à penser que les personnes ayant des antécédents familiaux de maladie d’Alzheimer auraient intérêt à adopter un régime alimentaire riche en oméga 3.

Les omégas 3 sont bénéfiques pour la peau

Plusieurs rapports scientifiques concluent que l’EPA, acide gras appartenant à la classe des omégas 3, freine le processus de vieillissement de la peau. Il a d’abord un effet bouclier contre les radicaux libres, qui causent notamment l’arrivée des rides. En outre il rend l’épiderme plus résistant, plus élastique et contribue à l’adoucir. Il peut donc être un formidable allié santé en cas de peau sèche, d’eczéma, d’acné, de psoriasis ou tout simplement d’hypersensibilité cutanée.

Les omégas 3 limiteraient les risques de cancer du rein

Les omégas 3 favorisent la bonne santé et l’équilibre rénal. Ils permettent, en effet, de mieux éliminer l’eau présente en excès dans l’organisme. Par ricochet, ils contribuent également à combattre la rétention d’eau. Le risque du cancer du rein serait lui aussi diminué… Les chercheurs suédois de l’institut Karolinska de Stockholm ont ainsi pu observer que les femmes qui mangent des poissons gras (concentrés en oméga 3) lors d’un repas ou plus par semaine avaient une réduction de 44 % du risque de cancer du rein par rapport à celles qui n’en consomment jamais.

Les omégas 3 facilitent la perte de poids

Si vous voulez retrouver ou garder la ligne, ne faites pas l’impasse sur les omégas 3. D’après une étude récente parue dans la revue scientifique Appetite, ils contribueraient à diminuer la sensation de faim, quand on les délivre sous forme de compléments alimentaires dans le cadre d’un régime pauvre en calories. Le rapport scientifique a ainsi passé au crible 232 individus obèses ou en surpoids, divisés en deux groupes. Le premier recevait des mets riches en oméga 3, l’autre, des menus pauvres en oméga 3. Sans surprise, c’est l’équipe numéro un qui a manifesté le plus grand sentiment de satiété juste après le repas mais aussi deux heures après.

Les omégas 3 minorent le risque de dépression

Des chercheurs français de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ont remis un rapport début 2010 prouvant que la prise d’omégas 3 prévenait et aidait à traiter la dépression et les troubles bipolaires. Ils ont comparé les comportements de deux groupes de souris : l’un privé d’oméga 3, l’autre recevant sa ration quotidienne. Résultat : celles qui n’avaient pas eu leur « dose » étaient plus stressées, anxieuses et mémorisaient beaucoup moins bien. Il est par ailleurs établi que la dépression est plus rare dans les pays où l’on consomme beaucoup d’omégas 3, comme par exemple le Japon.
Ils entretiennent le système cardiovasculaire
Les omégas 3 participent au bon fonctionnement du système cardiovasculaire, d’abord parce qu’ils ont pour effet de rendre les plaquettes sanguines moins collantes, ce qui minore le risque de caillots sanguins, donc d’infarctus du myocarde et d’AVC. Ensuite parce qu’ils font baisser le taux de triglycérides, des lipides qui favorisent les pathologies cardiaques.

Les omégas 3 boostent le système immunitaire

Les omégas 3 limitent la production des cytokines, substances que le corps fabrique et utilise comme « signaux d’alarme » pour se préserver des agressions extérieures. Produites de façon prolongée, ces cytokines sont toxiques. Elles provoquent des inflammations dans l’organisme et l’affaiblissent, le rendent plus vulnérable. Si vous voulez passer à côté des infections, notamment les classiques otites et rhinopharyngites de l’hiver, misez donc sur les omégas 3.
Les omégas 3 font baisser la tension
Contrairement aux idées reçues, la consommation de produits enrichis en oméga 3, largement vantée dans les rayons de nos supermarchés, ne diminue pas – de façon directe – le taux de cholestérol dans le sang. En revanche, ils agissent de façon positive sur celui-ci en faisant baisser l’hypertension artérielle (l’hypertension associée à un taux de cholestérol élevé peut avoir de graves conséquences cardiovasculaires)

Les omégas 3 luttent contre les rhumatismes

Une étude réalisée au début des années 90 sur le régime crétois, qui est en vigueur dans certains pays méditerranéens, a démontré que l’huile de colza, riche en oméga 3, atténue les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde. Pourquoi ? Parce que dans cette maladie l’érosion du cartilage se double de la formation de radicaux libres qui, eux aussi, attaquent les tissus cartilagineux. Grâce à leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires, les omégas 3 réussissent, au moins en partie, à contrebalancer le phénomène.